« À l'heure actuelle, la disponibilité des pièces est une condition sine qua non. »
Bianca Broekmans - Senior Buyer chez Sappi
« À l'heure actuelle, la disponibilité des pièces est une condition sine qua non. »
Bianca Broekmans Senior Buyer chez Sappi
« À l'heure actuelle, la disponibilité des pièces est une condition sine qua non. »
Bianca Broekmans Senior Buyer chez Sappi
Les entreprises jouent de plus en plus la carte des composants standardisés. Parce que de bons arguments plaident en leur faveur, mais aussi parce qu'il n'y a vraiment pas d'autre solution étant donné la conjoncture économique. « The show must go on », et c'est encore plus vrai dans le monde de l'industrie d'aujourd'hui. La standardisation des composants s'est donc rapidement imposée comme une évidence, explique Bianca Broekmans, Senior Buyer chez Sappi.
Les entreprises jouent de plus en plus la carte des composants standardisés. Parce que de bons arguments plaident en leur faveur, mais aussi parce qu'il n'y a vraiment pas d'autre solution étant donné la conjoncture économique. « The show must go on », et c'est encore plus vrai dans le monde de l'industrie d'aujourd'hui. La standardisation des composants s'est donc rapidement imposée comme une évidence, explique Bianca Broekmans, Senior Buyer chez Sappi.
Les entreprises jouent de plus en plus la carte des composants standardisés. Parce que de bons arguments plaident en leur faveur, mais aussi parce qu'il n'y a vraiment pas d'autre solution étant donné la conjoncture économique. « The show must go on », et c'est encore plus vrai dans le monde de l'industrie d'aujourd'hui. La standardisation des composants s'est donc rapidement imposée comme une évidence, explique Bianca Broekmans, Senior Buyer chez Sappi.
La standardisation semble gagner en importance. Est-ce également votre impression ? « Oui, effectivement. Chez Sappi, nous sommes conscients depuis un certain temps déjà du fait que la standardisation constitue un moyen valable de continuer à garantir la disponibilité. Nous sommes tributaires de la production. Le simple fait de manquer d'une vis peut suffire à immobiliser la chaîne. Cela peut paraître très cliché, mais c'est bel et bien le cas. La mise à l'arrêt fait en effet partie des pires choses qui puissent nous arriver. Nous devons donc continuer à assurer la continuité des livraisons et des solutions. Bref : la disponibilité est vraiment une condition sine qua non pour nous. » La crainte de manquer de pièces vous empêche-t-elle de dormir ? « Oh, disons que c'est clairement quelque chose qui est très compliqué à gérer en ce moment, évidemment. Cette année est tellement particulière que la disponibilité est désormais notre première préoccupation. Contrairement à d'autres entreprises, notre usine est plus ancienne et comporte de nombreuses pièces sur mesure qui ne sont tout simplement plus disponibles aujourd'hui. Quand on sait que les fournisseurs OEM sont souvent eux-mêmes en rupture de stock, qu'ils ont été rachetés ou qu'ils ont limité leur offre, il apparaît clairement qu'il sera tout sauf facile de garantir l'approvisionnement de l'entrepôt. Or si vous voulez continuer à produire, c'est bien entendu une nécessité.
Autant de raisons qui, selon moi, font que nous devons suivre la tendance de la standardisation. Même si, bien sûr, il y a aussi des arguments valables pour ne pas le faire. Nous constatons d'une part que la disponibilité des accouplements, des roulements... est souvent si faible que nous sommes obligés de chercher des alternatives. D'autre part, nous devons aussi chercher à savoir où nous pouvons réaliser des économies, et c'est évidemment là que la standardisation offre une opportunité importante. » Le prix constitue-t-il un critère de choix important en faveur de la standardisation ? « L'époque où la standardisation des pièces n'était qu'une affaire de prix est révolue. Ce marché va désormais au-delà de ça. Il peut donc bel et bien arriver que le prix d'un article standardisé soit plus élevé, mais que sa durée de vie soit également prolongée voire doublée. Et cela est aussi synonyme d'économies. Nous devons bien entendu toujours comparer les prix, mais nous avons surtout changé notre façon de penser en fonction du marché actuel. Pour nous, il est important de fournir des articles et de nous pencher sur la valeur ajoutée qu'apporte la standardisation. Une réflexion à long terme a ici toute son importance. La vision à court terme n'a pas sa place, car elle n'apportera que des problèmes à l'avenir. »
La standardisation semble gagner en importance. Est-ce également votre impression ? « Oui, effectivement. Chez Sappi, nous sommes conscients depuis un certain temps déjà du fait que la standardisation constitue un moyen valable de continuer à garantir la disponibilité. Nous sommes tributaires de la production. Le simple fait de manquer d'une vis peut suffire à immobiliser la chaîne. Cela peut paraître très cliché, mais c'est bel et bien le cas. La mise à l'arrêt fait en effet partie des pires choses qui puissent nous arriver. Nous devons donc continuer à assurer la continuité des livraisons et des solutions. Bref : la disponibilité est vraiment une condition sine qua non pour nous. »
La crainte de manquer de pièces vous empêche-t-elle de dormir ? « Oh, disons que c'est clairement quelque chose qui est très compliqué à gérer en ce moment, évidemment. Cette année est tellement particulière que la disponibilité est désormais notre première préoccupation. Contrairement à d'autres entreprises, notre usine est plus ancienne et comporte de nombreuses pièces sur mesure qui ne sont tout simplement plus disponibles aujourd'hui. Quand on sait que les fournisseurs OEM sont souvent eux-mêmes en rupture de stock, qu'ils ont été rachetés ou qu'ils ont limité leur offre, il apparaît clairement qu'il sera tout sauf facile de garantir l'approvisionnement de l'entrepôt. Or si vous voulez continuer à produire, c'est bien entendu une nécessité.
Autant de raisons qui, selon moi, font que nous devons suivre la tendance de la standardisation. Même si, bien sûr, il y a aussi des arguments valables pour ne pas le faire. Nous constatons d'une part que la disponibilité des accouplements, des roulements... est souvent si faible que nous sommes obligés de chercher des alternatives. D'autre part, nous devons aussi chercher à savoir où nous pouvons réaliser des économies, et c'est évidemment là que la standardisation offre une opportunité importante. »
Le prix constitue-t-il un critère de choix important en faveur de la standardisation ? « L'époque où la standardisation des pièces n'était qu'une affaire de prix est révolue. Ce marché va désormais au-delà de ça. Il peut donc bel et bien arriver que le prix d'un article standardisé soit plus élevé, mais que sa durée de vie soit également prolongée voire doublée. Et cela est aussi synonyme d'économies. Nous devons bien entendu toujours comparer les prix, mais nous avons surtout changé notre façon de penser en fonction du marché actuel. Pour nous, il est important de fournir des articles et de nous pencher sur la valeur ajoutée qu'apporte la standardisation. Une réflexion à long terme a ici toute son importance. La vision à court terme n'a pas sa place, car elle n'apportera que des problèmes à l'avenir. »
« Garantir l'approvisionnement de notre entrepôt au travers de la disponibilité des pièces, telle est notre priorité. »
« Garantir l'approvisionnement de notre entrepôt au travers de la disponibilité des pièces, telle est notre priorité. »
Pourriez-vous renoncer totalement aux pièces OEM ? « Pour moi, la standardisation constitue un choix variable plutôt qu'une obligation. Il n'est bien entendu pas possible de renoncer totalement aux pièces OEM. Vous aurez de toute façon toujours besoin d'un fabricant de pièces OEM à un moment donné. Le plus important est de trouver un juste milieu. Ainsi, pour chacune de nos activités, nous devons déterminer avec soin si elle requiert un fabricant de pièces OEM et, si pas, vers quoi nous pouvons nous orienter. »
Quelle est l'importance d'un partenaire pour la conversion des pièces OEM ? « Je ne pense pas qu'il faille envisager la conversion de pièces OEM avec un partenaire avec lequel vous n'avez pas instauré un partenariat. Comme il s'agit de composants critiques, il est important que toutes les informations émanant des deux parties soient transmises correctement. Il est, par exemple, inimaginable que quelqu'un soit présent en permanence ici sur site pour inventorier les articles techniques. Faire appel à quelqu'un qui ne connaît pas notre entrepôt et nos techniciens ? Ce serait contre-productif ! Pour que tout se passe parfaitement bien, il faut aujourd'hui instaurer un véritable partenariat. Si vous ne le faites pas, ça dérapera inéluctablement à un certain moment du processus. »
Pourriez-vous renoncer totalement aux pièces OEM ? « Pour moi, la standardisation constitue un choix variable plutôt qu'une obligation. Il n'est bien entendu pas possible de renoncer totalement aux pièces OEM. Vous aurez de toute façon toujours besoin d'un fabricant de pièces OEM à un moment donné. Le plus important est de trouver un juste milieu. Ainsi, pour chacune de nos activités, nous devons déterminer avec soin si elle requiert un fabricant de pièces OEM et, si pas, vers quoi nous pouvons nous orienter. »
Quelle est l’importance d’un partenaire pour la conversion des pièces OEM ? « Je ne pense pas qu'il faille envisager la conversion de pièces OEM avec un partenaire avec lequel vous n'avez pas instauré un partenariat. Comme il s'agit de composants critiques, il est important que toutes les informations émanant des deux parties soient transmises correctement. Il est, par exemple, inimaginable que quelqu'un soit présent en permanence ici sur site pour inventorier les articles techniques. Faire appel à quelqu'un qui ne connaît pas notre entrepôt et nos techniciens ? Ce serait contre-productif ! Pour que tout se passe parfaitement bien, il faut aujourd'hui instaurer un véritable partenariat. Si vous ne le faites pas, ça dérapera inéluctablement à un certain moment du processus. »

« En Dexis Belgium, nous avons trouvé un partenaire pouvant compter sur de nombreuses relations triangulaires. »
Comment abordez-vous cette problématique aujourd'hui ? « Les fabricants OEM n'ont pas tendance à constituer des stocks. Attention, ils le font, mais cela représente un coût énorme. Une manière de réduire ces coûts consiste à travailler avec un fournisseur privilégié. Nous l'avons trouvé en Dexis Belgium. Et comme il est possible de convenir du maintien en stock de certains articles, nous sommes en mesure de réagir rapidement. En général, on nous propose également un choix d'articles. Quand l'article A n'est plus disponible, nous recevons une offre pour l'article B, et ce de manière proactive. Une telle efficacité n'est possible que lorsque l'on se connaît vraiment bien, évidemment ! C'est, selon moi, également le seul moyen de faire face aux problèmes actuels de délais de livraison. »
Quelle est la valeur d’un tel partenariat ? « Comme bon nombre de nos composants sont anciens, les dessins techniques font souvent défaut. Et il est bien entendu impossible de compter sur les fabricants OEM pour les obtenir, tant ils veulent protéger leur activité. Pour nous, le fait qu'un fournisseur soit à même de réaliser des dessins techniques, mais aussi d'inventorier et de standardiser des articles constitue donc une valeur ajoutée. Cela étant, tout cela va bien au-delà de la conversion de composants OEM. Je pense qu'il faut examiner le potentiel du partenaire avec lequel on travaille. La question que nous nous posons, c'est toujours de savoir ce que nous faisons aujourd'hui et ce que nous pourrons encore réaliser ensemble à l'avenir. En définitive, le défi ne repose plus sur la question de savoir ce qu'il est possible de faire aujourd'hui, mais bien celle de savoir jusqu'où va l'ambition de la collaboration ? Grâce aux nombreuses relations triangulaires que Dexis Belgium a tissées avec des tiers, nous disposons déjà de garanties sur le long terme. Et nous en récoltons les fruits ! »
Comment abordez-vous cette problématique aujourd’hui ? « Les fabricants OEM n'ont pas tendance à constituer des stocks. Attention, ils le font, mais cela représente un coût énorme. Une manière de réduire ces coûts consiste à travailler avec un fournisseur privilégié. Nous l'avons trouvé en Dexis Belgium. Et comme il est possible de convenir du maintien en stock de certains articles, nous sommes en mesure de réagir rapidement. En général, on nous propose également un choix d'articles. Quand l'article A n'est plus disponible, nous recevons une offre pour l'article B, et ce de manière proactive. Une telle efficacité n'est possible que lorsque l'on se connaît vraiment bien, évidemment ! C'est, selon moi, également le seul moyen de faire face aux problèmes actuels de délais de livraison. »
Quelle est la valeur d’un tel partenariat ? « Comme bon nombre de nos composants sont anciens, les dessins techniques font souvent défaut. Et il est bien entendu impossible de compter sur les fabricants OEM pour les obtenir, tant ils veulent protéger leur activité. Pour nous, le fait qu'un fournisseur soit à même de réaliser des dessins techniques, mais aussi d'inventorier et de standardiser des articles constitue donc une valeur ajoutée. Cela étant, tout cela va bien au-delà de la conversion de composants OEM. Je pense qu'il faut examiner le potentiel du partenaire avec lequel on travaille. La question que nous nous posons, c'est toujours de savoir ce que nous faisons aujourd'hui et ce que nous pourrons encore réaliser ensemble à l'avenir. En définitive, le défi ne repose plus sur la question de savoir ce qu'il est possible de faire aujourd'hui, mais bien celle de savoir jusqu'où va l'ambition de la collaboration ? Grâce aux nombreuses relations triangulaires que Dexis Belgium a tissées avec des tiers, nous disposons déjà de garanties sur le long terme. Et nous en récoltons les fruits ! »